Andrée Gendron
Biologiste

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Après avoir complété un Baccalauréat en biologie option physiologie-toxicologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Andrée Gendron a entrepris des études graduées en écotoxicologie au cours desquelles elle s'est particulièrement intéressée aux amphibiens. Son projet d'étude portait plus particulièrement sur l'impact de la contamination par les organochlorés sur les populations de necture tacheté (Necturus maculosus), une salamandre strictement aquatique jusque là méconnue mais Ô combien fascinante ! Outre ce projet de recherche, Andrée Gendron a contribué à un certain nombre d'études scientifiques liées à la protection de l'environnement. Depuis dix ans, elle participe à divers travaux visant le rétablissement du chevalier cuivré et l'acquisition de connaissances sur les causes de son déclin. En 1990, elle a collaboré au développement d'une technique de reproduction artificielle du chevalier cuivré dans le but de soutenir les populations naturelles de ce poisson en péril. Ces essais préliminaires ont permis d'assister à l'éclosion des premiers embryons de chevalier cuivré jamais produits en conditions de captivité. En 1996, le Ministère de l'Environnement et de la Faune a fait appel à ses services pour examiner l'hypothèse selon laquelle la contamination du milieu aquatique est en partie responsable des difficultés de reproduction de l'espèce. Elle a également travaillé à une proposition de création d'un refuge faunique dans les rapides de Chambly, une mesure concrète qui vise à protéger ce milieu exceptionnel, lequel abrite la plus importante frayère connue du chevalier cuivré. Par la suite, elle s'est impliquée activement dans les démarches entreprises pour redorer l'image de ce poisson unique au Québec. Ces quelques contributions l'ont amené à faire partie du comité chargé de produire le plan de rétablissement du chevalier cuivré en 1999. Andrée Gendron est co-fondatrice du Projet Rescousse.

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